À toi, Frère
Frère, quand tu vois faiblir l’un de tes prochains,
Ne sois pas le
grand conseiller du jamais vu,
Mais un humaniste
qui sait donner la main
À celui qui en a
besoin quand tout est fichu;
Quand le soleil
du midi éclaire chez toi
Alors qu’il fait
encore nuit chez ton prochain,
N’implore pas le
nom de Jésus à maintes fois
En sa faveur,
dirige-toi vers ce voisin,
Fais-lui donc le
don d’une bougie pour le moins
Pour qu’il puisse
chanter la venue du matin;
Quand tu vois
dans les rues un prochain demander
L’aumône pour
satisfaire son besoin premier,
Comme humain, au
lieu de lui donner un tronçon de pain,
Aide-le à assurer
sa vie de demain;
Quand tu vois un
prochain fermer dans une cellule,
Au lieu de lui
rendre visite chaque jour,
Aide-le à s’en
sortir car là c’est un trou
Où personne ne
veut être même une notule;
Quand tu vois
vivre un prochain avec un fardeau,
Ne lui souhaite
pas seulement du courage,
Mais apporte-lui
ton soutien comme cadeau
Afin que sa vie
puisse enfin changer de page.
Frère, la vie
n’est pas un paradis sur terre,
Non plus un
bateau en plein danger sur mer.
Donc ta vie est
une voiture dont toi seul
Es le conducteur
parfait et tu n’engueules
Pas la route, tu
conduis avec précaution,
C’est à toi seul
de fixer ta destination.
Ta vie est comme
une épidémie assommante
Dont tu es le
seul et l’unique médicament.
Donc à toi de
prendre soin de tous les moments
Ardus dont ta vie
souffre, sinon à une pente
Que ressemblera
ta vie qui aura besoin
Toujours de
plusieurs poulies comme soutien.
Frère, vis ta vie
aussi simple que possible,
Tu partiras avec
simplicité, sans vie;
Enfin
Frangin,
Achète-toi comme
boussole une Bible
Dans laquelle
sont les principes de la vie.
Mésilien Wedson
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| Wed |

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