samedi 15 novembre 2014

À toi, Frère


Frère, quand tu vois faiblir l’un de tes prochains,
Ne sois pas le grand conseiller du jamais vu,
Mais un humaniste qui sait donner la main
À celui qui en a besoin quand tout est fichu;
Quand le soleil du midi éclaire chez toi
Alors qu’il fait encore nuit chez ton prochain,
N’implore pas le nom de Jésus à maintes fois
En sa faveur, dirige-toi vers ce voisin,
Fais-lui donc le don d’une bougie pour le moins
Pour qu’il puisse chanter la venue du matin;
Quand tu vois dans les rues un prochain demander
L’aumône pour satisfaire son besoin premier,
Comme humain, au lieu de lui donner un tronçon de pain,
Aide-le à assurer sa vie de demain;
Quand tu vois un prochain  fermer dans une cellule,
Au lieu de lui rendre visite chaque jour,
Aide-le à s’en sortir car là c’est un trou
Où personne ne veut être même une notule;
Quand tu vois vivre un prochain avec un fardeau,
Ne lui souhaite pas seulement du courage,
Mais apporte-lui ton soutien comme cadeau
Afin que sa vie puisse enfin changer de page.
Frère, la vie n’est pas un paradis sur terre,
Non plus un bateau en plein danger sur mer.
Donc ta vie est une voiture dont toi seul
Es le conducteur parfait et tu n’engueules
Pas la route, tu conduis avec précaution,
C’est à toi seul de fixer ta destination.
Ta vie est comme une épidémie assommante
Dont tu es le seul et l’unique médicament.
Donc à toi de prendre soin de tous les moments
Ardus dont ta vie souffre, sinon à une pente
Que ressemblera ta vie qui aura besoin
Toujours de plusieurs poulies comme soutien.
Frère, vis ta vie aussi simple que possible,
Tu partiras avec simplicité, sans vie;
Enfin
Frangin,
Achète-toi comme boussole une Bible
Dans laquelle sont les principes de la vie.


Mésilien Wedson
Wed

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